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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 12:59
le plus beau des cantiques

Qu'il me baise des baisers de sa bouche !


Car ton amour vaut mieux que le vin,
Tes parfums ont une odeur suave;
Ton nom est un parfum qui se répand;
C'est pourquoi les jeunes filles
t'aiment.
Entraîne-moi après toi!


Nous courrons!


Le roi m'introduit dans ses appartements...
Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi;
Nous célébrerons ton amour plus que le vin.
C'est avec raison que l'on t'aime.
Je suis bronzée, mais j
e suis belle, filles de Jérusalem, …

Tes joues sont belles au milieu des colliers,
Ton cou est beau au milieu des rangées de perles.
Nous te ferons des colliers d'or,
Avec des points d'argent.
- Tandis que le roi est dans s
on entourage,
Mon nard exhale son parfum.


Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe,
Qui repose entre m
es seins.


Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troène
Des vignes d'
En Guédi.


- Que tu es belle, mon amie, que tu es belle !
Tes yeux sont des colombes.
- Que tu es beau, mon bien-aimé, que tu es aimable !
N
otre lit, c'est la verdure.

Mon bien-aimé parle et me dit:
Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens !
Car voici, l'hiver est passé;
La pluie a cessé, elle s'en est allée.
Les fleurs paraissent sur la terre,
Le temps de chanter est arrivé,
Et la voix de la
tourterelle se fait entendre dans nos campagnes.


Le figuier embaume ses fruits,
Et les vignes en fleur exhalent leur parfum.
Lève-toi, mon amie, ma
belle, et viens!


Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher,
Qui te caches dans les parois escarpées,
Fais-moi voir ta figure,
Fais-moi entendre ta voix;
Car ta voix est douce, et ta figure est agréable.
Prenez-nous les renards,
Les petits renards qu
i ravagent les vignes;
Car nos vignes sont en fleur.


Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui;
Il fait paître son troupeau parmi les lis.
Avant que le jour se rafraîchisse,
Et que les ombres fuient,
Reviens!... sois semblable, mon bien-aimé,
A la gazelle ou au faon d
es biches,
Sur les montagnes qui nous séparent.

Sur ma couche, pendant les nuits,
J'ai cherché celui que mon cœur aime;
Je l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé...
Je me lèverai, et je ferai le tour de la ville,
Dans les rues et sur les places;
Je chercherai celui que mon cœur aime...
Je
l'ai cherché, et je ne l'ai point trouvé.


Les gardes qui font la ronde dans la ville m'ont rencontrée:
Avez-vous vu celui que mon cœur aime ?
A peine les avais-je passés,
Que j'ai trouvé celui que mon cœur aime;
Je l'ai saisi, et je ne l'ai point lâché
Jusqu'à ce que je l'aie amené dans la maison de ma mère,

Dans la chambre de celle qui m'a conçue.

Que tu es belle, mon amie, que tu es belle !
Tes yeux sont des colombes,
derri
ère ton voile.


Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres,
Suspendues aux flancs de la montagne de
Galaad.


Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues,
Qui remontent de l'abreuvoir;
Toutes portent des jumeaux, Aucune d'elles n'est stérile.
Tes lèvres sont comme un fil cramoisi,
Et ta bouche est charmante;
Ta joue est comme une
moitié de grenade,
derrière ton voile.

Tu me ravis le cœur, ma sœur, ma fiancée,
Tu me ravis le cœur par l'un de tes regards,
Par l'un des colliers
de ton cou.


Que de charmes dans ton amour, ma sœur, ma fiancée !
Comme ton amour vaut mieux que le vin,
Et combien tes parfums sont plus suaves que tous le
s aromates !


Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée;
Il y a sous ta langue du miel et du lait,
Et l'odeur de tes vêtements est comme l'odeur du Liban.
Tu es un jardin fermé, ma sœur, ma fiancée,
Une source fermé
e, une fontaine scellée.


Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers,
Avec les fruits les plus excellents,
Les troènes avec le nard;
Le nard et le safran, le roseau aromatique et le cinnamome,
Avec tous les arbres qui donnent l'encens;
La myrrhe et l'aloès,
Avec tous les principaux aromates;
Une fontaine des jardins,

Une source d'eaux vives,
Des ruisseaux du Liban.

Soufflez sur mon jardin, et que les parfums s'en exhalent !
- Que mon bien-aimé entre dans son jardin,
Et qu'il mange de ses fruits ex
cellents !

J'entre dans mon jardin, ma sœur, ma fiancée;
Je cueille ma myrrhe avec mes aromates,
Je mange mon rayon de miel avec mon miel,
Je bois mon vin a
vec mon lait...


-Mangez, amis, buvez, enivrez-vous d'amour !
- J'étais endormie, mais mon cœur veilla
it...


C'est la voix de mon bien-aimé, qui frappe:
- Ouvre-moi, ma sœur, mon amie,
Ma colombe, ma
parfaite !


Car ma tête est couverte de rosée,
Mes boucles sont pleines des gouttes de la nuit.
- J'ai ôté ma tunique; comment la remettrais-je ?
J'ai lavé mes pieds; comment les salirais-je ?
Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre,
Et mes entraille
s se sont émues pour lui.


Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé;
Et de mes mains a dégoutté la myrrhe,
De mes doigts, la myrrhe répandue
Sur la poignée du verrou.
J'ai ouv
ert à mon bien-aimé;

Où est allé ton bien-aimé,
O la plus belle des femm
es ?


De quel côté ton bien-aimé s'est-il dirigé ?
Nous le chercherons avec toi.
Mon bien-aimé est descendu à son jardin,
Au parterre d'aromates,
Pour faire paître son troupeau dans les jardins,
Et pour cueillir des lis.
Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi;
Il fait paître
son troupeau parmi les lis.

Qui est celle qui apparaît comme l'aurore,
Belle comme la lune, pure comme le soleil,
Mais terrible comme des troupes sous leurs ban
nières ?


- Je suis descendue au jardin des noyers,
Pour voir la verdure de la vallée,
Pour voir si la vigne pousse,
Si les grenadiers
fleurissent.


Je ne sais, mais mon désir m'a rendue semblable
Aux chars de mon noble peuple.
- Reviens, reviens, Sulamithe !
Reviens, reviens, afin que nous te
regardions.

Que tu es belle, que tu es agréable,
O mon amour, au milieu des délice
s !


Ta taille ressemble au palmier,
Et tes seins à des grapp
es.


Je me dis: je monterai sur le palmier,
J'en saisirai les rameaux !
Que tes seins soient comme les grappes de la
vigne,


Le parfum de ton souffle comme celui des pommes,
Et ta bouche comme un vin excellent,...
- Qui coule aisément pour mon bien-aimé,
Et glisse sur les lèvres de ceux qui s'en
dorment !


Je suis à mon bien-aimé,
Et ses désirs se portent vers m
oi.


Viens, mon bien-aimé, sortons dans les champs,
Demeurons dans les villages !
Dès le matin nous irons aux vignes,
Nous verrons si la vigne pousse, si la fleur
s'ouvre,

Si les grenadiers fleurissent.
Là je te donnerai mon amou
r.


Les mandragores répandent leur parfum,
Et nous avons à nos portes tous les meilleurs fruits,
Nouveaux et anciens:
Mon bien-aimé, je les ai gardés pou
r toi.

Oh! Que n'es-tu mon frère,
Allaité des mamelles de ma mère !
Je te rencontrerais dehors, je t'embrasserais,
Et l'on ne me mépriserait pas.
Je veux te conduire, t'amener à la maison de ma mère;
Tu me donneras tes instructions,
Et je te ferai boire du vin parfumé,
Du moût de mes grenades.
Que sa main gauche soit sous ma tête,
Et que sa droite
m'embrasse!
.....


- Je vous en conjure, filles de Jérusalem,
Ne réveillez pas, ne réveillez pas l'amour,
Avant qu'elle le veui
lle.

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cordel-jean pierre duvialard - dans littérature
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